
Marseille, deuxième ville de France par sa population, connaît depuis plusieurs années une recrudescence inquiétante des infestations de nuisibles. Entre son climat méditerranéen plus favorable, sa densité démographique croissante et ses infrastructures vieillissantes dans certains secteurs, la cité phocéenne est un milieu propice au développement de multiples espèces invasives. Pour éclaircir cette situation préoccupante, il est intéressant d’observer les cycles biologiques, les zones à risque ainsi que les processus d’infestation propres à chaque quartier. Ce constat va également servir à mettre en place des moyens de lutte performants et durables, voire contacter une entreprise anti nuisibles si cela est nécessaire.
La cartographie entomologique des zones à risque : du Vieux-Port au massif des Calanques
L’analyse géographique des infestations révèle des disparités importantes selon les caractéristiques de chaque secteur marseillais. La topographie variée de la ville, combinée à des aspects socio-économiques et environnementaux distincts, crée des microclimats urbains favorisant différentes espèces de nuisibles. Les données collectées par les services municipaux et les entreprises spécialisées permettent aujourd’hui d’établir une cartographie claire des zones les plus vulnérables, ce qui facilite les interventions préventives ciblées.
L’infestation par les cafards dans les arrondissements centraux
La blatte germanique, plus communément appelée cafard, reste l’un des principaux fléaux touchant le centre historique de Marseille. Cette espèce très résistante affectionne les environnements chauds et humides caractéristiques des bâtiments anciens du centre-ville. Dans les quartiers de Noailles, de Belsunce et des 1er, 2e et 3e arrondissements, la densité commerciale élevée, notamment la concentration de restaurants et d’établissements de restauration rapide, apportent des conditions idéales pour la prolifération de ces insectes. Les proliférations massives de cafards observées récemment dans les infrastructures publiques témoignent de l’ampleur du problème.
Les réseaux d’égouts vétustes et les caves mitoyennes des immeubles haussmanniens facilitent la dispersion rapide des populations. Une femelle cafard peut produire jusqu’à 300 descendants au cours de sa vie, expliquant la rapidité avec laquelle une infestation peut se propager d’un commerce à l’autre. La température moyenne annuelle de 15,5°C dans ces quartiers, associée à un taux d’humidité important dans les sous-sols, crée un environnement parfait pour le développement continu des colonies.
La prolifération des rongeurs le long du littoral de l’Estaque
Le rat surmulot est très présent le long du littoral de l’Estaque, où la combinaison des infrastructures portuaires, des remblais et des zones industrielles désaffectées crée un habitat idéal. Les tas de déchets organiques, les restes de poisson, ainsi que les dépôts sauvages près des quais sont des sources alimentaires constantes pour ces rongeurs. Les épisodes de grève de collecte des ordures ont intensifier le phénomène, avec une nette hausse des signalements de rats dans ce secteur au cours des dernières années.
Les réseaux d’assainissement qui longent la côte contribuent à la dispersion des populations de rats. Les entrées de galeries mal protégées, les regards d’égout ouverts et les descentes d’eaux pluviales endommagées servent de couloirs de circulation entre le front de mer et les zones d’habitation. En l’absence de dératisation régulière coordonnée entre la Métropole et les riverains, les colonies se reforment rapidement après chaque campagne de traitement. Les professionnels recommandent ainsi des actions combinées sur la gestion des déchets, l’étanchéité des bâtiments et l’utilisation raisonnée de rodenticides.
Les colonies de frelons asiatiques dans les quartiers résidentiels de Mazargues et Bonneveine
Le frelon asiatique (Vespa velutina) s’est progressivement implanté dans les quartiers résidentiels du sud de Marseille, notamment à Mazargues et Bonneveine. Ces secteurs, caractérisés par une forte présence de jardins privés, de haies ornementales et d’arbres de grande taille, créent de nombreux supports de nidification. Les nids sphériques, souvent installés en hauteur dans les pins ou les platanes, passent facilement inaperçus jusqu’à ce que la colonie atteigne une taille gigantesque en fin d’été.
La proximité du massif des Calanques, riche en biodiversité, favorise également la disponibilité de proies, en particulier les abeilles domestiques et sauvages. Cette pression prédatrice a des conséquences notables sur l’apiculture locale, avec des ruchers entiers affaiblis par les attaques répétées de frelons. Les services municipaux et les apiculteurs ont mis en place des campagnes de piégeage de printemps pour capturer les fondatrices, mais l’efficacité reste variable selon les années et les microclimats. Une vigilance des particuliers lors de l’entretien des jardins et des toitures est indispensable pour détecter en avance les nids.
La présence des punaises de lit dans le secteur touristique de la Canebière
Les punaises de lit (Cimex lectularius) connaissent une expansion notable dans le secteur de la Canebière, fortement fréquenté par les touristes et les voyageurs d’affaires. La forte rotation des occupants dans les hôtels, auberges de jeunesse et locations de courte durée favorise l’introduction régulière de nouveaux foyers. Les bagages, textiles et mobiliers d’occasion sont autant de vecteurs passifs qui permettent aux punaises de se déplacer d’un établissement à l’autre sans être détectées. Les collectifs de riverains dénoncent d’ailleurs la persistance du problème malgré les plans publics, qualifiés de « vides » par certains acteurs locaux au regard de l’ampleur des infestations de punaises de lit.
Les structures d’hébergement du centre-ville doivent composer avec des contraintes fortes : bâtiments anciens difficiles à protéger, impossibilité de fermer longtemps pour travaux, exigences sanitaires élevées. Dans ce contexte, les protocoles de traitement doivent être rigoureux et répétés, en alternant méthodes mécaniques (aspiration, vapeur sèche) et biocides homologués.
Les cycles biologiques et les périodes de pullulation selon le climat méditerranéen marseillais
Le climat méditerranéen marseillais, marqué par des hivers doux et des étés chauds et secs, influence fortement les cycles de développement des nuisibles. Contrairement à d’autres régions françaises, la saison d’activité de nombreuses espèces y est prolongée, avec des pics de pullulation qui varient selon les groupes entomologiques. Connaître ce calendrier biologique sert à programmer les interventions au moment le plus opportun et à éviter de traiter trop tard, lorsque les populations sont déjà à un niveau explosif.
L’émergence printanière des hyménoptères et diptères
Dès le mois de mars, l’augmentation progressive des températures et l’allongement de la durée du jour déclenchent la sortie d’hivernage de nombreux hyménoptères (guêpes, frelons, abeilles) et de diptères (moustiques, mouches). Les premières fondatrices de frelons asiatiques commencent à rechercher des sites protégés pour construire leurs nids primaires, souvent dans des abris de jardin, combles ou arbres. Les moustiques, notamment le moustique tigre (Aedes albopictus), profitent des premières eaux stagnantes dans les soucoupes de pots, gouttières obstruées et récupérateurs d’eau de pluie mal entretenus.
C’est également au printemps que les premières générations de mouches domestiques se développent à partir des déchets organiques non collectés ou mal stockés. Dans les quartiers périurbains, la coexistence de jardins, d’animaux domestiques et parfois de petits élevages favorise la multiplication de ces insectes. Pour limiter les infestations estivales, les actions de prévention doivent donc débuter très tôt : suppression des gîtes larvaires, entretien des espaces verts et mise en place de moustiquaires. Un contrôle régulier des points d’eau et des toitures après les épisodes pluvieux permet d’intervenir avant que les populations ne s’envolent.
Le pic estival des arthropodes thermophiles : cafards et blattes
En été, lorsque les températures dépassent régulièrement les 30°C, les arthropodes thermophiles comme le Periplaneta americana (cafard américain) et le Supella longipalpa (blatte rayée) atteignent leur maximum d’activité. Ces espèces, en particulier adaptées aux environnements chauds, colonisent les sous-sols, gaines techniques et locaux de stockage mal ventilés. Dans les immeubles des quartiers centraux et des zones commerciales, la moindre fuite d’eau ou accumulation de carton peut suffire à entretenir une colonie tout l’été.
Les phénomènes de canicule renforcent cette dynamique en poussant certains individus à remonter vers les étages à la recherche de zones plus fraîches et humides, comme les cuisines et salles de bain des appartements. C’est souvent à ce moment-là que les occupants prennent conscience de l’ampleur de l’infestation, alors que les colonies sont déjà bien installées dans les structures du bâtiment.
La recrudescence automnale des dermaptères et psocoptères en zone portuaire
À l’automne, le léger rafraîchissement des températures et l’augmentation de l’humidité relative créent des conditions favorables pour des groupes souvent oubliés : les dermaptères (perce-oreilles) et les psocoptères (psoques). Dans les zones portuaires et les entrepôts proches du littoral, ces petits insectes prolifèrent dans les matériaux organiques en décomposition, les palettes de bois et les cargaisons stockées dans des conditions suboptimales. Bien qu’ils soient peu dangereux pour la santé humaine, leur présence en masse peut nuire à l’image des entreprises et générer des plaintes des salariés ou des clients.
Les psocoptères, par exemple, se nourrissent de moisissures et trouvent dans les vieux bâtiments humides un terrain de jeu idéal, notamment sur les cartons, papiers et textiles. Un défaut de ventilation dans les locaux de stockage, associé à des infiltrations d’eau, peut entraîner de véritables « nuages » de petits insectes sur les murs. La prévention consiste ici en un contrôle de l’hygrométrie, la bonne aération et la rotation régulière des stocks, plutôt qu’en des traitements chimiques systématiques.
L’hivernage et la résurgence hivernale dans les réseaux souterrains du métro
Contrairement à une idée reçue, l’hiver ne met pas fin aux problèmes de nuisibles à Marseille. Si certaines espèces ralentissent leur activité, d’autres trouvent dans les réseaux souterrains du métro, des parkings et des égouts un refuge tempéré qui leur permet de rester actives. Les blattes, en particulier Blattella germanica (cafard), continuent à se reproduire dans les locaux techniques chauffés, les gaines électriques et les arrière-cuisines des commerces ouverts toute l’année.
Les rongeurs profitent également de cette période pour renforcer leurs galeries et se concentrer vers des sources de chaleur, comme les chaufferies ou les sous-sols d’immeubles connectées aux réseaux urbains. C’est pourquoi les campagnes de dératisation hivernales sont stratégiques : elles visent à réduire les populations de base avant la reprise de leur expansion au printemps. Pour les gestionnaires de bâtiments, suivre un plan de surveillance continu, même en basse saison, est indispensable pour éviter les mauvaises surprises à la réouverture des terrasses et commerces.
Les causes environnementales des infestations dans les quartiers nord
Les quartiers nord de Marseille (13e, 14e, 15e et 16e arrondissements) disposent d’une combinaison de facteurs urbains, industriels et sociaux qui favorisent fortement la présence de nuisibles. Zones de friche, anciens sites industriels, axes logistiques et habitat collectif dense y coexistent sur un périmètre relativement restreint. Cette configuration crée un ensemble de niches écologiques où différentes espèces trouvent tour à tour de la nourriture, des abris et des voies de circulation.
Les inconvénients des installations de stockage alimentaire à Saint-Antoine et La Cabucelle
Les secteurs de Saint-Antoine et de La Cabucelle concentrent de nombreuses installations de stockage alimentaire : entrepôts frigorifiques, plateformes logistiques, grossistes et marchés de gros. Ces infrastructures, indispensables à l’approvisionnement de la ville, génèrent néanmoins un volume important de déchets organiques et de résidus alimentaires. En cas de défaut de gestion des ordures ou de rupture dans la chaîne du froid, ces ressources deviennent rapidement attractifs pour les rongeurs, blattes et mouches.
Les conteneurs mal fermés, les zones de chargement non nettoyées et les palettes souillées sont de véritables « buffets à ciel ouvert » pour les rats et les blattes. Quand un seul quai de déchargement est mal entretenu, l’effet peut se répercuter sur tout le voisinage. C’est pourquoi les protocoles d’hygiène doivent être respectés et contrôlés régulièrement, avec une responsabilité partagée entre exploitants, prestataires de nettoyage et collectivités.
Le poids des anciennes infrastructures industrielles d’Arenc dans la nidification
Le secteur d’Arenc, marqué par son passé industriel et portuaire, conserve de nombreuses structures anciennes, galeries techniques et bâtiments partiellement inoccupés. Ces espaces, parfois difficiles d’accès, s’improvisent comme d’excellents sites de nidification pour les pigeons, rongeurs et certains insectes xylophages. Les toitures endommagées, charpentes apparentes et conduits inutilisés servent de refuges à l’abri des regards, ce qui entretient la prolifération des populations sur le long terme.
Les projets de reconversion urbaine, s’ils ne sont pas accompagnés de diagnostics parasitaires, peuvent contribuer à déplacer plutôt qu’à éradiquer les colonies installées. Par exemple, la réhabilitation d’un ancien hangar en bureaux peut chasser temporairement les rats, qui iront se réfugier dans les immeubles voisins via les réseaux souterrains. D’où l’importance de tenir compte des nuisibles dès la phase de conception des projets, avec des études structurelles et des traitements préventifs ciblés sur les points de fragilité identifiés.
La prolifération due aux systèmes d’assainissement vétustes du 13e, 14e et 15e arrondissements
Dans plusieurs secteurs des 13e, 14e et 15e arrondissements, les systèmes d’assainissement présentent des signes de vétusté : conduites fissurées, regards non étanches, branchements sauvages. Ces dysfonctionnements créent des poches d’eau stagnante, de matières organiques et de déchets dans lesquels prolifèrent moustiques, blattes et rats.
Les débordements d’égout lors d’épisodes de fortes pluies peuvent également faire remonter ces populations en surface, avec des apparitions soudaines de cafards et de rats dans les caves, parkings et halls d’immeuble. La réhabilitation des réseaux pluviaux et unitaires sont donc des programmes de lutte à moyen et long terme nécessaires. En parallèle, la mise en place de clapets anti-retour, de grilles renforcées et de dispositifs de fermeture des bouches d’égout dans les zones sensibles permet de limiter les intrusions directes dans les bâtiments.
Les protocoles de détection anticipée et la surveillance entomologique géolocalisée
Devant la complexité des dynamiques d’infestation à Marseille, la détection anticipée et le suivi géolocalisé des nuisibles deviennent des lignes de conduite prioritaires. Plutôt que d’attendre que les colonies atteignent un seuil visible par tous, les acteurs de la lutte misent de plus en plus sur des systèmes de surveillance continue. Ces dispositifs permettent de repérer les signaux faibles : apparition de quelques individus piégés, hausse ponctuelle de plaintes ou anomalies dans les données de collecte des déchets.
Concrètement, les entreprises spécialisées déploient des réseaux de pièges et capteurs dans les points névralgiques : locaux poubelles, sous-sols, gaines techniques, zones de stockage. Les relevés sont ensuite cartographiés à l’aide de modules SIG (Systèmes d’Information Géographique). Ces instruments donnent une vision en temps réel des zones chaudes d’infestation et permettent d’intervenir de manière percutante, sur un îlot ou une rue en particulier, plutôt que de traiter à l’aveugle de larges périmètres.
Pour les syndics, bailleurs sociaux ou gestionnaires de sites sensibles (écoles, hôpitaux, hôtels), la mise en place de plans de surveillance contractualisés avec une société certifiée crée une certaine assurance. En impliquant aussi les habitants dans le signalement via des plateformes et applications dédiées, la ville se dote d’un véritable observatoire citoyen des nuisibles.
Les méthodes de lutte adaptées aux microclimats marseillais
La lutte contre les nuisibles à Marseille ne peut se résumer à l’application ponctuelle d’insecticides ou de raticides. Les différences de microclimat entre le littoral, les collines, le centre dense et les quartiers nord imposent des techniques variées, inspirées des principes de la gestion intégrée. Le tout est de combiner prévention, corrections structurelles et traitements ciblés, en tenant compte de la saison, du type de bâti et des espèces en présence.
L’application de biocides homologués selon la réglementation Certibiocide
L’utilisation de biocides en milieu urbain marseillais est encadrée par la réglementation CERTIBIOCIDE, qui impose une formation spéciale aux applicateurs. Cette exigence vise à garantir une application raisonnée des produits, à la bonne dose et au bon endroit, mais aussi à limiter les risques pour la santé humaine et l’environnement. Certaines populations de nuisibles développent des résistances, dans ce cas, l’expertise technique devient un atout déterminant pour choisir les molécules et formulations les plus adaptées.
Les interventions responsables privilégient aujourd’hui les traitements ciblés (gels, appâts, pulvérisations localisées) plutôt que les fumigations généralisées qui montrent souvent peu d’efficacité et qui sont potentiellement dangereuses. Par exemple, pour les blattes des cuisines de restaurant, un gel insecticide appliqué précisément dans les zones de passage, combiné à une amélioration des pratiques de nettoyage, donnera de meilleurs résultats qu’un traitement de volume. De même, la lutte contre les rongeurs est suivie grâce à des plans d’appâtage sécurisés qui se basent sur la rotation des matières actives mais qui restent sans danger pour les enfants, animaux domestiques et faune sauvage.
Le déploiement de pièges à phéromones dans les secteurs de Notre-Dame-Limite
Dans les secteurs périphériques comme Notre-Dame-Limite, où coexistent habitat diffus, jardins et petites activités, les pièges à phéromones sont des options intéressantes de surveillance et de réduction des populations. Ces dispositifs, qui utilisent des attractifs propres à chaque espèce, permettent de capturer les individus reproducteurs avant qu’ils ne forment des colonies importantes. Ils sont notamment utiles pour certaines espèces de lépidoptères et de coléoptères xylophages qui attaquent les arbres d’ornement ou les charpentes.
Outre la capture, les données recueillies grâce à ces pièges alimentent les cartes de pression parasitaire, ce qui facilite la décision d’intervenir chimiquement ou non. Par ailleurs, en impliquant les habitants dans la pose et le relevé des pièges, les collectivités développent aussi une culture partagée de la vigilance et de la prévention, qui reste plus durable que des campagnes ponctuelles de traitement.
La gestion différenciée des espaces verts à Saint-Barnabé et Château-Gombert
Les quartiers de Saint-Barnabé et Château-Gombert, où les espaces verts publics et privés occupent une place importante, bénéficient de plus en plus d’une gestion différenciée qui consiste à adapter l’entretien des parcs, jardins et talus en fonction des usages, de la biodiversité recherchée et des risques de nuisibles. Par exemple, laisser certaines zones en fauche tardive peut favoriser les auxiliaires (oiseaux insectivores, chauves-souris) et éviter la prolifération de gîtes pour les moustiques, à condition de maîtriser les points d’eau stagnante.
Concrètement, les services municipaux ajustent les hauteurs de coupe, la fréquence d’arrosage et la sélection des essences plantées pour réduire l’attractivité des lieux pour les rongeurs et certains insectes. Les riverains sont également invités à adapter leurs pratiques : limiter le nourrissage des animaux sauvages, ramasser les fruits tombés, couvrir les récupérateurs d’eau.